Bébé pleure dans son sommeil:
Comprendre les causes et aider votre enfant.

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Pourquoi mon bébé pleure en dormant ? Comment faire pour que mon bébé arrête de pleurer pendant son sommeil ? Est-il normal que mon bébé couine dans son sommeil ? Et si mon bébé pleure avant de s’endormir, s’endort ou se réveille en pleurant, comment puis-je l’aider et dois-je intervenir ? Comment savoir si ce sont des pleurs de décharge ?

 

C’est frustrant d’être réveillé en pleine nuit par un bébé qui pleure alors qu’il dort profondément. Dans cet article, nous vous expliquons les causes les plus fréquentes de ces pleurs pour que vous puissiez adapter vos réactions la prochaine fois où ça arrive.

Pourquoi mon bébé pleure DANS son sommeil?

 Souvent, les parents s’attendent à voir l’enfant immobile et sans aucun bruit s’il dort bien et rien ne le dérange. Ou peut-être, des légers bruits mais pas du tout les pleurs. Les parents pensent que si le sommeil est accompagné par des pleurs, leur bébé est en souffrance quelconque. Or, c’est loin d’être le cas. 

 La fréquence des pleurs, l’âge de l’enfant, son quotidien et la période de développement dans laquelle il se trouve, peuvent vous faire comprendre les raisons de ce phénomène.

 Par exemple, le sommeil des nouveau-nés est complètement différent de celui des adultes, non seulement en quantité mais aussi dans sa « structure ». Ainsi, environ la moitié du temps les nouveau-nés passent en phase de « sommeil rapide ». Un si grand nombre de phases REM sont nécessaires pour le développement et la croissance intense du cerveau du bébé. 

 Durant cette phase le petit peut bouger activement les mains et les jambes, faire des grimaces, reproduire les mouvements de succion avec sa bouche, respirer fort, ouvrir et fermer les yeux, gémir, pleurer et pousser des cris ! Cela peut arriver très souvent chaque nuit avant 3-3,5 mois et c’est absolument normal. Aucune intervention n’est nécessaire de votre part dans ces cas.

 Au cours de la première année de vie, un enfant évolue constamment et traverse souvent des régressions du sommeil causées par des pics de croissance ou l’acquisition de nouvelles aptitudes motrices ou cognitives. Pendant ces périodes, l’activité cérébrale est très intense chez le bébé et la « pression » sur son système nerveux augmente considérablement. Ces changements sont des causes fréquentes de pleurs dans le sommeil qui ne nécessitent pas d’intervention non plus. Vous pouvez observer ce type de pleurs autour de 4 mois, ensuite vers 6, 9 et 12 mois. 

 Plus tard, les parents témoignent d’une réapparition de ces pleurs vers 18 et 24 mois. Soyez rassurés, ces périodes ne durent pas plus de 2 semaines, en règle générale.

 Une autre cause fréquente, et ce à tout âge, c’est la fatigue accumulée dans la journée ou au fil des jours. Quand l’enfant ne dort pas suffisamment par rapport à ses besoins, fait des siestes trop courtes, pas assez ou de mauvaise qualité, cela peut affecter la qualité du sommeil nocturne en le rendant plus fragmenté et plus agité. 

 Le sommeil plus fragile peut être accompagné par des pleurs. La règle « bien dormir la journée pour bien dormir la nuit » est toujours d’actualité ! Si vous pensez que c’est le cas de votre enfant, revoyez son rythme quotidien pour l’ajuster si besoin.

 D’un autre côté, des événements de la journée très chargés en émotions, qu’elles soient positives ou négatives, peuvent influencer l’état de bébé en provoquant des stimulations fortes et difficiles à digérer par le système nerveux du petit. Des études montrent que des expériences émotionnelles intenses peuvent engendrer des pleurs durant le sommeil.

 Parfois, on voit l’enfant pleurer en passant d’un cycle du sommeil à l’autre. Cela peut arriver s’il vient d’apprendre à dormir en autonomie ou si l’acquisition d’endormissement autonome n’est pas solide. Pendant la transition entre le sommeil léger et profond, un éveil partiel peut se produire et le bébé peut pleurer à ce moment-là. À ce stade, l’enfant peut commencer à pleurer si quelque chose le dérange : inconfort, excitation, facteurs psychologiques, etc. 

 Les pleurs peuvent apparaître également lors des éveils confusionnels. Ce phénomène se produit juste après ou pendant le sommeil lent, peut survenir en début de nuit et se répéter durant cette dernière. Le bébé semble à moitié endormi et à moitié éveillé, il peut grogner ou pleurer. Il peut repousser le parent qui cherche à le consoler. Même si l’on peut penser que l’enfant est réveillé, il dort profondément.

 En outre, les terreurs nocturnes se manifestent par des pleurs ou des cris intenses, souvent sans que le bébé ne se réveille complètement. L’enfant semble terrorisé, même « possédé », comme les parents le décrivent. Il ne reconnaît pas les parents et ne réagit pas aux tentatives de le calmer.

 Toute perturbation du cycle circadien, comme le rythme irrégulier, ou encore le manque de sommeil peuvent être un facteur favorisant les éveils confusionnels et les terreurs nocturnes. Le facteur génétique rentre en jeu aussi. En règle générale, un travail comportemental et surtout le travail avec le rythme quotidien devrait s’avérer efficace. Et cela diminue et disparaît avec l’age dans la grosse majorité des cas.

 Globalement, si le bébé pleure dans son sommeil mais ne se réveille pas, ou se réveille mais se rendort sans aide, n’intervenez pas. Laissez passer l’étape ou adaptez le quotidien du bébé en cas de besoin. 

Le bébé pleure AVANT de s'endormir

 Il arrive parfois que le bébé ne s’endort pas calmement, mais pleure très fort ou pousse des cris, et même hurle avant de tomber dans les bras de Morphée. De telles réactions chez le petit peuvent vite frustrer les parents qui s’attendent au calme et à la sérénité du moment du coucher. 

 Cependant, les nourrissons, comme les adultes, ont besoin de décharger leurs émotions, car pour pouvoir trouver le sommeil, on a besoin de se débarrasser de toutes les « tensions ». Alors, certains bébés pleurent fort avant de s’endormir, ce qui peut être leur propre façon de libérer ces tensions accumulées.

 En règle générale, cette phase de pleurs, plutôt intense, dure de quelques secondes à quelques minutes avant l’arrêt brusque et l’endormissement profond. Il n’y a pas de nécessité d’intervention particulière de la part des parents. Ces pleurs de décharge diminuent et disparaissent avec l’âge, avec la maturité du système nerveux du petit.

 En outre, la raison la plus courante de tels pleurs est la fatigue excessive qui se transforme en excitation. Si le coucher est retardé ou le bébé est resté éveillé trop longtemps, il peut être trop fatigué et éprouver des difficultés à se calmer, le cortisol ayant atteint un niveau très élevé. Dans ce cas, le coucher peut durer beaucoup plus longtemps et le bébé aurait besoin de plus d’aide que d’habitude pour s’apaiser. Selon des études publiées dans le Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics, un rythme de sommeil physiologique et régulier aide à prévenir ces épisodes de pleurs d’excitation. 

 Certains enfants n’ont pas encore appris à s’endormir seuls et ont besoin d’aide quelconque pour trouver le sommeil. Dans cette situation, le sommeil du petit devient conditionné et le processus d’endormissement n’est pas contrôlé par le bébé lui-même. Alors, cette dépendance peut engendrer des pleurs lorsqu’ils l’enfant est fatigué mais n’arrive pas à s’endormir vite. Pour l’aider à s’apaiser plus facilement et à trouver le sommeil rapidement, l’accompagnement à l’endormissement autonome est préconisé.

Le bébé pleure AU REVEIL

Dans notre pratique nous rencontrons des bébés qui pleurent au réveil (cela peut être également des cris ou des hurlements). Même si c’est moins inquiétant que les pleurs au coucher pour les parents, ça reste tout aussi désagréable et parfois même stressant. Alors que quelques corrections peuvent rendre le réveil plus doux et tranquille pour tout le monde.

 Ainsi, si le bébé n’a pas fait son quota de sommeil nocturne, il peut se réveiller en pleurant, car il n’a pas suffisamment dormi. Et c’est cette même fatigue au coucher qui peut l’empêcher de dormir plus longtemps le matin, tout comme un bruit, un peu de lumière au petit matin ou le coucher tardif le soir. Une correction du rythme peut vite résoudre ce problème.

 De temps à temps, le bébé peut se réveiller le matin dans une mauvaise phase du sommeil. Sortir du sommeil au mauvais moment d’un cycle peut provoquer des pleurs, car ça peut être perturbant pour l’enfant. Un rythme régulier et les bonnes conditions de sommeil aident à éviter ce désagrément. 

 Enfin, certains bébés développent une habitude de pleurer pour signaler leur réveil aux parents. Cela devient souvent un comportement appris et non nécessairement lié à un besoin urgent. Un bon rituel du réveil et une attitude calme des parents avec la sortie du lit sans précipitation aident à changer cette habitude.

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Comme l’on explique aux familles avec qui on travaille, en comprenant les raisons derrière tous ces pleurs, vous pouvez adopter des stratégies pour aider votre enfant à dormir plus sereinement. 

Et si malgré vos bonnes actions, le sommeil est un synonyme de pleurs pour votre enfant, contactez-nous pour des conseils personnalisés. 

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